Noyer
Grain serré, veinage tendu, patine profonde. Le noyer est l'essence signature de l'atelier. Il prend une chaleur brune qui s'accentue avec les années.
On le choisit pour les dressings, les bibliothèques, les pièces qui se voient et vieillissent bien. C'est un bois qui se patine, pas qui se fige.
Chêne
Dureté, fil marqué, distinction aubier-duramen. Le chêne tient l'usage : table, escalier, meuble sollicité tous les jours.
C'est le bois du quotidien qui ne craint pas les chocs. Il se laisse aussi teinter, cirer, vernir.
Frêne
Veinage contrasté, fibre souple. Le frêne accepte la courbe : plinthe cintrée, pièce galbée, dossier.
Plus clair que le noyer, il apporte de la lumière. On le travaille quand le projet demande de la courbe ou du contraste.
Bois et hygrométrie
Le bois travaille. Il gonfle avec l'humidité, se rétracte au sec. On laisse un jeu de dilatation, on respecte une tolérance au millimètre.
Une pièce posée sans jeu finit par fendre le mur ou se fendre elle-même. Le millimètre de jeu, c'est la signature d'une pose qui dure.
- Quelle essence pour un dressing ?
- Le noyer, pour la patine et la chaleur. Le chêne si l'on cherche la dureté. Le frêne pour un caractère plus clair et contrasté.
- Le bois va-t-il bouger avec le temps ?
- Oui, le bois travaille avec l'hygrométrie. On laisse un jeu de dilatation à la pose pour que le meuble tienne sans fendre.